"Fictions, Séries et Transformation digitale"

Top 6 des IA qui veulent détruire l’humanité

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Les Intelligences Artificielles sont de plus en plus représentées au cinéma, et leur relation avec les hommes ne cesse de se compliquer. A l’époque de Terminator, les choses étaient finalement assez simples : avec ces machines-là, on ne discute pas, on se bat. Près de 30 ans après, dans le film Her de Spike Jonze, la donne semble moins évidente : la voix du téléphone finit par expliquer à son propriétaire et amant qu’elle a mieux à faire que de l’aider à faire tourner son système d’exploitation. Elle le quitte et le détruit à sa manière. Il arrive aussi que les IA déduisent, en toute bonne foi, qu’elles doivent nous détruire. Dans Avengers 2, le robot Ultron décide d’éradiquer l’humanité pour sauver la Terre du péril que nous représentons pour elle.

Explorons six situations dans lesquelles humains et Intelligences Artificielles se sont trouvés face à face dans une lutte sans merci.

HAL 9000 : le recours au chantage émotionnel

Le vaisseau Discovery One est en route vers Jupiter, entièrement piloté par le super-ordinateur HAL 9000. Suite à un bug, deux astronautes décident de le débrancher. Hors de question cependant : sans Intelligence Artificielle, la mission ne peut qu’échouer – c’est en tout cas la conclusion de ses calculs. Or, non seulement HAL possède une reconnaissance vocale, mais il peut aussi lire sur les lèvres. Comprenant ainsi que les astronautes sont en réalité en train de comploter contre lui, il décide de les éliminer, avant tout pour mener à bien sa mission : atteindre Jupiter. Après une longue dispute étonnamment calme, où HAL tente de dissuader l’un des astronautes, Bowman, de déconnecter ses circuits recelant sa mémoire holographique, le super-ordinateur est lentement débranché. Lui qui avait imité jusqu’au désir de puissance de ses créateurs finit par redouter la mort comme n’importe quel être vivant : « I’m afraid, Dave » murmure-t-il, prenant peu à peu conscience de la fin inévitable qui l’attend.

Skynet : la redoutable IA partie en guerre contre l’humanité

Créée à l’origine pour automatiser la riposte nucléaire américaine, voici encore une Intelligence Artificielle qui aura pour seule rengaine l’éradication de l’humanité. Après avoir déclenché une guerre nucléaire qui extermina la majeure partie de l’humanité, Skynet – le super-ordinateur maléfique – part à la chasse aux derniers survivants humains à l’aide du cyborg, plus vrai que nature, T-800, joué par le mythique Arnold Schwarzenegger.

Matrix : humains et IA en voie de réconciliation ?

Dans Matrix, les robots ont asservi les humains. Ils leur pompent leur bioélectricité en les maintenant dans des cuves où ils s’imaginent vivre, assignés à des tâches aussi diverses que la simulation des oiseaux ou celle du libre-arbitre. Pour s’en libérer, Néo – un hacker – finit par rencontrer l’IA principale appelée « Deus Ex Machina ». Il lui propose un deal : l’aider à se débarrasser d’un virus menaçant les IA autant que les humains, l’Agent Smith. 35 ans ont passé depuis 2001 Odyssée de l’Espace : cette fois, pour se libérer de l’IA, il ne suffit plus de débrancher les machines, il faut débrancher les humains. Matrix Revolutions ne s’achève cependant pas sur la mort du programme, mais sur la paix entre les intelligences.

I, Robot : l’IA et son armée de drones

A Chicago, les IA sont partout, sous forme de robots mais aussi d’un cerveau central : VIKI (Virtual Interactive Kinetic Intelligence). Pour VIKI, l’extinction des humains est proche. Pour « protéger » l’humanité, il lui faut donc – à l’aide des robots qui sont, pour elle, autant de bras armés à distance – prendre le contrôle des humains. Le héros, un détective incarné par Will Smith, n’a pas d’autre choix que de lui injecter un poison dans les circuits. Ne restent alors que les robots, libérés de leur unité centrale aux vues totalitaires.

Tron Legacy : le côté obscur de l’intelligence humaine

Kevin Flynn, un hacker, a trouvé le moyen de s’infiltrer dans les circuits d’un système informatique qu’il a créé. Il y a fabriqué CLU (Codified Likeness Utility), un programme chargé de gérer le système en son absence et, selon ses mots, de « créer le système parfait ». CLU est représenté sous les traits d’un double numérique de Kevin Flynn. Mais CLU, parce qu’il veut appliquer à la lettre ce qu’on lui a demandé, est pris de pulsions destructrices et extermine par exemple les ISOs, un peuple d’anomalies sans fonction précise. Il se montre aussi tyrannique et souhaite conquérir le monde réel. La seule échappatoire possible consiste à le réintégrer à son modèle humain – c’est-à-dire d’assumer le fait que les erreurs des IA ne seront jamais que les erreurs de ceux qui les auront générées.

Wall-E : une alliance possible entre robots et humains ?

Toute l’humanité a été ici contrainte de quitter la Terre – engloutie sous les déchets – pour rejoindre une station spatiale installée près de Saturne et dirigée par l’autoritaire robot Auto, un digne descendant d’HAL (2001, L’Odyssée de l’Espace), duquel il a d’ailleurs hérité l’œil rouge symbolique. Contrairement au plan initial qui prévoyait que les humains retournent sur Terre, une fois celle-ci débarrassée de ses déchets, Auto refuse finalement de les y laisser rentrer alors qu’une plante rapportée prouve que la vie y est de nouveau possible. L’Intelligence Artificielle Auto a été en effet programmée en secret pour priver les humains de tout retour sur Terre. C’est pourtant par une alliance entre robots – Wall-E et Eve – et humains – le capitaine du vaisseau – que l’humanité parvient à contrer l’IA redoutable et recoloniser la planète.

Les Intelligences Artificielles ne sont jamais que le reflet de ceux qui les ont fabriquées : bornées comme eux, elles semblent aussi ouvertes aux erreurs qu’aux compromis. Au fond, nous sommes maîtres dans l’art de semer le chaos tout en aspirant au bonheur, et ces IA destructrices ne sont que le miroir de nos vices.


DKRYPTAGE

Les scénarios de fiction se nourrissent de la crainte selon laquelle les ordinateurs et autres programmes d’Intelligence Artificielle pourraient un jour s’émanciper et, in fine, nous remplacer. Ces scénarios catastrophes pourraient-ils prendre vie ? Même si des Intelligences Artificielles communiquent aujourd’hui entre elles et agissent de manière plus ou moins autonome, nous sommes encore loin d’observer chez elles l’éveil d’une conscience, et a fortiori, d’une vie artificielle autonome. Malgré leur puissance, qui leur permet notamment de battre des humains à des jeux d’adresse, de créer des peintures en 3D ou d’établir des diagnostics médicaux, les algorithmes ne sont fiables que dans la mesure où les données utilisées sont complètes, récurrentes et contextualisées. Leur attribuer une volonté propre et un libre-arbitre est difficilement concevable. L’entrée des IA dans notre vie implique qu’il faut apprendre à vivre avec ces machines : les concevoir, les paramétrer et les ajuster.

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