"Fictions, Séries et Transformation digitale"

StartUp : quel avenir pour les banques ?

Partager :

« Et s’il existait une devise accessible à tous ? Une devise sans frontières, affranchie des lois d’État, sans menace de saisies ? » Telle est l’idée centrale de StartUp, l’une des premières séries mises en ligne par Crackle afin de concurrencer Netflix, Amazon et Hulu sur le marché de plus en plus concurrentiel de la vidéo à la demande.

StartUp met en scène l’émergence d’une technologie encore balbutiante mais qui pourrait bien connaître un succès mondial dans les années à venir : la monnaie virtuelle. S’inspirant de l’existant Bitcoin, Izzy Morales, une codeuse surdouée diplômée de Stanford, met sept ans à développer une monnaie accessible à tous, de pair à pair, sans intermédiaire. Cette monnaie s’appelle Gencoin et repose sur un constat assez simple : la moitié de la population mondiale ne possède pas de compte bancaire mais aura, d’ici à 2020, un téléphone portable entre les mains. Elle pourra donc facilement payer en Gencoin, une devise numérique cryptée, anonyme et sécurisée.

Cette technologie révolutionnaire repose sur une « blockchain », une base de données décentralisée permettant aux particuliers d’échanger des valeurs en toute sécurité sans être obligés de recourir à un intermédiaire dit « de confiance ». Adieu les banques, donc ? C’est l’idée qui prédomine dans StartUp, thriller technologique né de la crise des subprimes, qui tend à redonner le pouvoir financier au peuple en lui assurant transparence et traçabilité : un concept séduisant qui, forcément, attire les convoitises et certaines animosités.

L’idée d’une monnaie virtuelle, sans intermédiaire, s’appuie sur la tendance actuelle d’un retour à des formes de « troc » de pair à pair, sans garants. Biens matériels, services, devises : l’échange est de plus en plus direct et c’est bien l’homme qui est au cœur de cette mutation malgré le recours à la technologie. Avec Gencoin, par exemple, vous n’empruntez plus de l’argent à une banque mais à un particulier. Cela veut-il dire pour autant que votre argent a la garantie de circuler en toute sécurité ? Loin de là, sinon StartUp n’aurait plus le moindre rebondissement à nous proposer. Mais une chose est sûre : la monnaie virtuelle devient chaque jour un peu plus concrète, au point de pousser les banques à accélérer leur propre mutation.


DKRYPTAGE

Selon l’étude Deloitte Tech Trends 2017, de nombreux cas d’usage de la blockchain reposent sur l’envoi d’argent à l’international. En effet, la technologie blockchain permet d’échanger de l’argent en toute sécurité, de façon quasi instantanée et à moindre coût, en s’affranchissant de l’intervention d’acteurs agréés, jusque-là indispensables tels que les banques. Envoyer de l’argent à l’international ne nécessite désormais plus que quelques secondes. La blockchain révolutionne également le monde de l’assurance, comme l’ont montré Deloitte France et la startup Stratumn au travers de leur prototype « Lender Bot », qui permet de tracer le prêt de biens entre particuliers. La blockchain crée de la confiance entre les parties prenantes de la transaction, le loueur et l’emprunteur, en vérifiant l’identité de chacun des intervenants, en coordonnant et traçant les échanges ainsi que les paiements effectués. En enregistrant de façon immuable la trace de chaque transaction réalisée (location du bien et paiement), cette technologie permet de sécuriser les échanges de valeurs réalisés entre particuliers et instaure cette notion de confiance qui est actuellement le point sensible de l’économie de partage.

Partager :