"Fictions, Séries et Transformation digitale"

Silicon Valley : ton univers impitoyable ?

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Start-up, high tech dans la Silicon Valley… quelle réalité se cache derrière ces mots qui font souvent rêver ? Un début de réponse dans la série comique Silicon Valley, qui trace un portrait à la fois réaliste et satirique du monde des start-ups et du royaume de la high tech américaine. Edifiant.

Qui n’a pas rêvé un jour de « monter sa start-up » et de prendre ses quartiers d’hiver du côté de San José, Californie ? De conquérir le monde, comme Zuckerberg, à partir de rien et grâce à la force d’une idée de génie ? L’idée est séduisante mais attention aux désillusions… La série Silicon Valley nous invite à découvrir les coulisses, pas toujours très reluisantes, d’un monde à part où se côtoient entrepreneurs pseudo-philanthropes et geeks un peu naïfs, voleurs d’idées, investisseurs frileux et managers incompétents. Et où tous les coups sont permis pour réussir. Hypocrisie, guerres d’ego, jeunisme, faux « cool », compétition poussée à l’extrême, artificialité, applis ridicules déconnectées des vrais usages…, la série révèle avec humour et sans pincettes une facette du « mythe » Silicon Valley.

Mais au-delà de la satire, Silicon Valley délivre une vision extrêmement réaliste de ce qu’est une start-up. A travers les aventures de cinq amis qui tentent de créer puis d’imposer leur société, Pied Piper, nous découvrons le fonctionnement d’un incubateur, les aléas de la création d’une start-up, les difficultés pour trouver des financements… Très documentée, la série, mêle savamment fiction et réalité : la société Hooli ressemble à s’y méprendre à Google, tandis que Gavin Belson a des faux airs de Marc Benioff, PDG de Salesforce, et que Peter Gregory rappelle Elon Musk.

Symbole de la nouvelle économie et laboratoire d’idées, la Silicon Valley n’est peut-être pas un lieu si idyllique qu’il n’y paraît.


DKRYPTAGE

La start-up fait-elle encore fantasmer ? Pas si sûr. Seulement 10% des jeunes diplômés souhaitent travailler dans ce type de structure. Les entreprises qui attirent le plus les jeunes sont en réalité les ETI et les PME. Bien que, pour près d’un jeune diplômé sur deux, l’entreprise idéale pourrait être celle qu’ils créeraient eux-mêmes ! Et ce sont les diplômés d’un 3e cycle qui constituent le plus gros vivier potentiel de futurs entrepreneurs puisque 63% d’entre eux envisagent un jour de créer leur entreprise.

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