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Portrait-robot des robots !

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À quoi ressemble le robot type dans les séries populaires actuelles ? Il y a ceux qui, comme dans Real Humans ou Westworld, prennent l’apparence d’androïdes ultra-réalistes. Et il y a les autres, qui se prennent moins au sérieux…

Dans les séries anglaises, à l’instar de Doctor Who ou Red Dwarf, les robots sont surtout des morceaux de métal informes qui parlent. Idem dans des « space opera » célébrissimes comme Star Trek ou Star Wars. Le paradoxe est de taille : dans un univers où la technologie a fait des bonds de géant, les robots de fiction ne ressemblent à rien, sinon à de simples boîtes métalliques. Le coupable ? Un mode de pensée, le rétro-futurisme. Ou comment imaginer le futur à travers le prisme du monde d’hier, souvent de manière un peu kitch…

Dans la série Westworld, c’est à une tout autre classe de robots que nous avons affaire : des robots que rien ne semble différencier, en apparence, des êtres humains. Chair, sang, émotions, larmes, rire… tout est là ! C’est d’ailleurs la force de cette ressemblance qui fait le succès du parc à thème, fréquenté à prix d’or par des visiteurs avides de frissons dans un monde plus vrai que nature.

Alors dans la vraie vie, vers quel scénario s’oriente-t-on ? Plutôt vers le robot « boîte de conserve » ou vers le cyborg humanoïde ? Jia Jia, le robot présenté par l’Université des sciences et technologies de Chine, appartient résolument à la famille « plus vraie que nature ». Avec ses longs cheveux noirs et sa robe traditionnelle, elle ressemble à s’y méprendre à un être humain. Côté « boîte de conserve », citons les robots qui explorent notre espace : Curiosity, l’explorateur infatigable de la planète Mars depuis 2012, le télescope Hubble, Robonaut le compagnon androïde de l’ISS ou encore l’explorateur Rosetta (dont la disparition programmée a abouti l’année dernière). Tous ressemblent, au mieux, au petit robot Wall-E de Pixar, et n’ont pas la moindre prétention de nous ressembler !


DKRYPTAGE

Et si le robot n’avait ni image ni design ? S’il n’était matérialisé par aucune enveloppe matérielle ? L’imaginaire traditionnel représente volontiers le robot sous des traits humains, ou du moins humanisés. Mais la réalité est sans doute tout autre : les robots qui nous entourent sont invisibles. Ils prennent la forme de logiciels, d’algorithmes, d’applications, de lignes de code… Rien de glamour ni de très attachant, mais peut-être est-ce plus rassurant. Les robots qui imitent trait pour trait des êtres humains ne réactivent-ils pas notre crainte d’être un jour remplacés par les machines ?

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