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L’homme-robot : rêve ou cauchemar ?

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Tout le monde sait ce qu’est un robot. Mais sait-on ce qu’est un humain augmenté ? Depuis l’iconique Robocop jusqu’aux personnages de Black Mirror dotés de cyber implants, la culture populaire explore depuis longtemps la figure de l’homme-robot.

Blade Runner, Gattaca ou encore Captain America mettent en scène des humains « augmentés » en proie à des conflits intérieurs, pris entre leur nature humaine et leur dimension robotique. Tout le scénario de Blade Runner repose sur une dystopie opposant humains et humanoïdes créés à l’image de l’homme. Le manga Ghost In The Shell propose une vision un peu plus mesurée : une société où chacun peut s’améliorer grâce à des implants, jusqu’à changer tout son corps à l’exception du cerveau. Un personnage se fait par exemple poser un cyber foie pour une meilleure tolérance à l’alcool !

Ghost In The Shell pose une question centrale : quid de la notion d’identité, si un cerveau et une personnalité définis se retrouvent dans un corps étranger, robotique de surcroît ? Le manga explore les tourments de l’héroïne, dont tout le corps, excepté le cerveau, a subi une transplantation. Un sentiment de dissociation la hante alors. Et si un « simple » membre métallique ou en plastique procurait le même sentiment ?

Dans Black Mirror, des cyberimplants placés dans les yeux des personnages filment et enregistrent la totalité de leur vie. Une technologie capable du meilleur… comme du pire. Utilisées pour revisiter certains (mauvais) souvenirs du passé, ces lentilles intelligentes peuvent jouer le rôle de pièces à conviction et révéler des événements que l’on aurait préféré oublier.

On voit que l’imaginaire de l’homme-robot, tel qu’il est exploité dans l’univers des films et des séries, est rarement un imaginaire positif. Le progrès et la puissance que la robotisation représente pour l’être humain sont perçus de manière sombre et parfois glaçante, comme si tout ce qui éloignait l’homme de son humanité intrinsèque était synonyme de danger et d’inquiétude.


DKRYPTAGE

Nous sommes encore loin aujourd’hui de voir émerger dans la réalité des « hommes-robots ». Pourtant, le développement des accessoires connectés à porter directement sur soi (bracelets, montres, lentilles…) dessine peut-être les prémices de l’humain augmenté. Exemple emblématique : les lentilles connectées proposées par Google pour contrôler le niveau de glycémie de celui ou celle qui les porte. Les progrès de la médecine permettent également le développement d’implants rétiniens pour redonner la vue ou l’améliorer lorsqu’elle décline, ou des membres électroniques (ou prothèses avancées) pour les amputés et les accidentés. Le biologiste James Young, après un accident, a ainsi reçu un bras gauche mécanique inspiré du jeu vidéo Metal Gear Solid V. Bras qui dispose maintenant de son propre drone !

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