"Fictions, Séries et Transformation digitale"

Batmobile, KITT : la voiture autonome, amie ou ennemie ?

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Dans l’épisode Third Party Insourcing (1.06) de Silicon Valley, Jared embarque dans la voiture autonome de son patron pour rentrer chez lui… sans imaginer qu’elle va de son propre gré changer de destination et l’emmener à plus de 6 000 kilomètres de là, sur une île perdue au milieu du Pacifique ! Heureusement, la mécanique n’est pas toujours aussi faillible, et nos héros de séries télévisées peuvent aussi souvent compter sur leur « monture » pour les tirer d’un mauvais pas.

Batman (1966-68) : activation à distance et envoi de coordonnées GPS

Batman et Robin sont au plus mal : pris au piège d’une catapulte géante confectionnée par le Pingouin au début de Penguin Sets a Trend (2.43), ils s’apprêtent à valser au-dessus de Gotham et à s’écraser au sol comme des « tomates trop mûres » (dixit le présentateur de l’épisode). Mais c’est sans compter sur l’ingéniosité de Batman, qui a passé la semaine à tester la commande à distance de la Batmobile et décide de la tester en conditions réelles. Il l’active grâce à la télécommande qu’il porte au poignet, et le bolide rapplique en déployant un filet pour leur assurer un atterrissage tout en douceur. Un acte de bravoure que ne manque pas de saluer Robin, qui plaisante : « Je lui donnerai un peu d’huile en plus à la prochaine vidange ! »

K 2000 (1982-86) : l’intelligence artificielle comme compagnon de route

On ne la présente plus : KITT (l’acronyme de Knight Industries Two Thousand) est la star des voitures autonomes, toutes catégories confondues. Une Pontiac Firebird de troisième génération qui résiste aux balles, dépasse allègrement les 300 km/h et possède de multiples gadgets comme un turbo, un mode silencieux et un siège éjectable. Surtout, elle est contrôlée par une intelligence artificielle capable de conduire et de parler comme un être humain, ce qui en fait le plus fidèle des compagnons pour son « chauffeur », Michael Knight. Depuis son avènement, la voiture parlante n’a d’ailleurs de cesse de nourrir les fantasmes des constructeurs automobiles…

Black Mirror (depuis 2011) : quand la voiture communique avec la ville

Même dans Black Mirror, la voiture autonome peut rendre bien des services. C’est le cas du 4×4 rutilant qui embarque deux inspecteurs et un officier de la National Crime Agency, Shaun Li, en mission d’intervention où chaque seconde est comptée (Hated in the Nation, 3.06). Ça tombe bien : grâce à un écran tactile, Li active une fonction qui assure au véhicule d’avoir tous les feux au vert jusqu’à destination. Une première illustration des fonctions de « hacking » urbain dont pourrait bien se voir dotée la voiture du futur, même si celle-ci requerra toujours une assistance humaine afin de s’assurer qu’elle n’est pas (littéralement) en train de perdre les pédales.


DKRYPTAGE

La majorité des constructeurs automobiles estiment que la voiture sans conducteur sera dans nos rues d’ici à 2020-2022. Un premier pas vers la voiture autonome a déjà été franchi avec les véhicules à freinage automatique qui représenteront près de 100% des nouveaux véhicules vendus en 2022 aux Etats-Unis. Cette technologie, qui permet grâce à des capteurs de déclencher automatiquement le freinage en cas de collision imminente, réduira significativement le nombre de blessures et de décès sur la route. Et pour ceux qui ne voient pas dans la voiture autonome un allié, mais un danger, Nissan prévoit de créer des centres d’appels susceptibles de prendre le contrôle à distance du véhicule au moindre signal d’alerte ou de danger. Ou comment résoudre le 1 % d’erreur qui touche même la plus sophistiquée des machines…

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